Constats

Nous avons répertorié les différents éléments nécessaires pour qu’une personne réfugiée puisse s’installer dignement en France de façon à passer d’une situation d’exclusion à une situation d’intégration. Nous les avons représentés sous la forme de briques constituant un pont. Ces briques sont nombreuses, comme vous pouvez le voir, mais indispensables. Parmi elles :  trouver un toit, un emploi, faire venir sa famille, se reconstruire, continuer son apprentissage du français, etc.

Capture d_écran 2017-05-03 à 23.19.28

En réalité, ce pont ressemble plus à un parcours du combattant, même si des solutions ont été construites par l’Etat et le réseau associatif pour tenter de rendre effectif cet accès aux droits.

Capture d_écran 2017-05-03 à 23.20.06

Voici un bref état des lieux en ce qui concerne : l’emploi, le logement et les liens sociaux.

L’emploi

  • L’accompagnement à la recherche d’emploi de droit commun est peu adapté à la spécificité de ce public.
  • Les difficultés d’accès à l’emploi persistent malgré le développement de plateformes spécialisées dans l’accompagnement. En 2015 seules 15,8% des personnes suivies par Accelair ont eu accès à l’emploi (Rapport d’activités Forum Réfugiés 2015).
  • La problématique de l’apprentissage de la langue persiste, malgré la formation linguistique du CAI2 : 1 an après l’obtention du 1er titre de séjour, 25% des réfugiés ont encore une aisance faible en français (Enquête ELIPA, 2010-2014 ).
  • Accès difficile aux contrats d’insertion (pression liée à la rentabilité/compréhension du français).

Le logement

  • Trouver un logement se révèle très long et complexe pour les réfugiés : en effet, 1 an après l’obtention de la protection, 53% des réfugiés sont toujours en hébergement précaire ou sans hébergement (Enquête ELIPA, 2010-2014 ), malgré les différentes solutions spécifiques créés pour les accompagner telles que les centres provisoires d’hébergement (CPH), les plateformes ou le dispositif de la DIAL.
  • Les dispositifs d’hébergement pour réfugiés sont saturés et insuffisants (2700 places pour 26700 nouveaux réfugiés), malgré les ouvertures de places en CPH et une forte mobilisation citoyenne.

Les liens sociaux

  • Certains réfugiés ont besoin de se reconstruire avant de pouvoir se projeter : exil forcé, trajet souvent long, coûteux et douloureux, procédure d’asile complexe
  • Peu d’actions visant l’insertion sociale des réfugiés et la création de liens sociaux
  • Discriminations liées à l’absence d’espaces de rencontres.